Les évêques se sont réunis du 4 au 7 avril à Lourdes pour leur assemblée plénière. Les évêques ont travaillé sur trois thèmes : l'achèvement de la réforme de structure de la conférence des évêques ;une réflexion sur l'accueil des groupes traditionalistes dans les diocèses ainsi que le malaise de la jeunesse et la crise profonde de notre société.Ci-dessous les conclusions de la conférence. Notre Assemblée de printemps s’achève. Elle a été dense, peut-être trop. Nous avons souvent exprimé le désir d’un autre rythme de travail. Mais, comme notre Assemblée est un temps d’information mutuelle, de consultation, d’échange sur des initiatives que nous souhaitons prendre, de multiples questions ont toujours tendance à meubler tout le temps disponible. Une question a été reposée dans notre Assemblée, celle de faire de l’Assemblée de printemps une Assemblée où pourraient avoir lieu les élections aux différentes charges de notre Conférence. La prise de responsabilité en début d’année pastorale en serait facilitée. Cela impliquerait sans doute que nous transférions en avril le type d’Assemblée que nous avons au mois de novembre (avec la présence des évêques des DOM et des TOM, des autres évêques invités, des directeurs des services nationaux et de la presse). L’Assemblée de printemps serait un peu plus longue et celle de novembre plus brève, et à huis clos comme celle-ci. Cette hypothèse va être étudiée et, si les conditions sont réunies pour la valider, elle vous sera proposée au vote en novembre prochain. Nous avons fourni au cours de cette Assemblée un travail important. 1) L’achèvement de la réforme des structures de notre Conférence Tout d’abord, nous avons mené à bien le dernier volet de la réforme des structures de notre Conférence. Celle-ci a été une oeuvre de longue haleine et certains ont pu se demander en cours de route si nous aboutirions. Avec plaisir nous en voyons aujourd’hui le terme. Un des signes symboliques de l’achèvement de ce travail a été hier le vote des
statuts et du règlement intérieur de notre Conférence. Ils ont été adoptés. Nous pouvons donc présenter désormais le texte de ces nouveaux statuts à la Congrégation des Evêques pour approbation. Au cours de cette Assemblée, nous devions parler des services nationaux. Il s’agissait de préciser à ces services la teneur de la mission que nous leur confions dans le contexte actuel de la vie et de la mission de l’Eglise en France. Ces services nationaux nous sont indispensables à bien des égards et nous remercions ceux et celles qui en assurent la direction et l’animation. Evêques diocésains, nous faisons appel à eux pour qu’ils nous fournissent des études, des documents, des avis autorisés en des domaines spécialisés. Souvent ils nous aident pour la formation de nos équipes diocésaines et, à notre demande encore, ils apportent leur concours à des initiatives pastorales locales. Au plan national ils assument un certain nombre de tâches qui facilitent l’exercice de notre commune responsabilité. Depuis le mois de novembre un important travail s’est réalisé sous la responsabilité des présidents de commissions épiscopales et de conseils. Cela nous a permis de mettre la dernière main aux lettres de mission de ces services nationaux. Quelques fonctionnements méritent d’être encore précisés mais l’essentiel du travail est fait. Il est heureux que cette étape soit franchie. Car c’est bien la mission qui est première. Chacun va pouvoir s’y consacrer en toute sérénité. Le regroupement de beaucoup de ces services dans la Maison de la Conférence, avenue de Breteuil, facilitera les concertations et les collaborations. Nous avons souhaité ce regroupement tant la synergie dans le travail de ces services nous paraît importante et nécessaire. Le sentiment d’oeuvrer à une mission commune en sera renforcé. Ce regroupement – nous le voyons bien – entraîne un lourd travail pour tous ceux qui y sont plus directement impliqués, salariés et bénévoles.