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L’évangile selon sony
le samedi 20 mai 2006
Source : Agence Fides
Rome (Agence Fides) - Le 6 avril 2006 le bureau de presse de l’Opus Dei de Tokyo demandait à Sony d’insérer un avis au début du film “Le Da Vindi Code”, une légende, qui précise qu’il s’agit d’une oeuvre de fantaisie et qu’une quelconque ressemblance avec la réalité devait être considérée comme une simple coïncidence. Ce geste - affirmait la lettre - “serait une manifestation de respect envers la figure de Jésus, l’histoire de l’Eglise et les convictions religieuses des spectateurs”. Aucune de ces demandes n’a eu de suite, “l’évangile selon Sony”.
Comment a commencé la question du Da Vinci Code ?
Début 2003 nous avions “entre les mains” le roman déjà publié, sans avoir jamais entendu parler de Dan Brown. La réaction initiale fut celle d’ignorer le libre autant que possible : répondre aux demandes qui nous étaient faites, mais éviter une réaction excessive qui provoque une attention supplémentaire de la part de l’opinion publique.
Et qu’est-ce qui a changé ?
Après avoir reçu de nombreuses demandes d’informations, une déclaration a été publiée sur le site web www.opusdei.org, dans laquelle on affirmait que le DVC était une oeuvre de fantaisie et non une source fiable. Puis d’autres informations ont été insérées pour répondre aux nombreuses demandes qui nous arrivaient. Dès le début nous avons eu une attitude de disponibilité pour informer, comme le montre, par exemple, le livre du vaticaniste américain John L. Allen entièrement consacré à l’Opus Dei.
Comment avez-vous réagi à la nouvelle du film?
Nous avons reçu la nouvelle que Sony Pictures avait acquis les droits du roman. Le film est bien différent du roman, il atteint plus de personnes entre autres par la force des images. Nous n’avons pas voulu attendre passivement et avons décidé de prendre une initiative.
De quelle façon ?
Nous avons cherché à avoir un dialogue direct avec la maison de production, à laquelle ont été envoyées trois lettres : dans la première, de Janvier 2004, le vicaire de l’Opus Dei aux Etats-Unis, Father Thomas Bohlin, déplorait le traitement réservé à l’Eglise, demandait qu’on n’utilise pas le nom de l’Opus Dei, et sollicitait un entretien avec la présidente de la division cinématographique de la compagnie, Amy Pascal.
Avez-vous reçu une réponse ?
Après un certain temps, la même année 2004, Miss Pascal a répondu par une lettre aimable mais vague. Il n’a jamais été possible d’obtenir une rencontre avec elle, ni avec personne de ceux qui étaient impliqués dans le film. Sony n’a jamais donné de réponse aux demandes d’informations.
Et qu’est-ce qui a réussi ?
Le 26 décembre 2005 Ron Howard, le metteur en scène, a déclaré à Newsweek que le film serait totalement fidèle au livre et disait expressément que l’Opus Dei serait insérée.
Cela a changé les choses ?
Le besoin d’exposer à l’opinion publique notre point de vue est né pour nous. Le 10 janvier 2006 une réunion s’est tenue à Rome avec les responsables des bureaux d’informations de l’Opus Dei de New York, Londres, Paris, Madrid, Cologne, Lagos et Montréal. Dans cette réunion beaucoup des suggestions reçues ont été examinées, venant de la part d’experts de la communication, de journalistes, et d’autres collègues.
Que vous êtes-vous dit dans cette réunion ?
Nous sommes arrivés à un point ferme : pour nous la sortie du film serait l’occasion de parler correctement de Jésus, de l’Eglise, de l’histoire et aussi de ce qu’est en réalité l’Opus Dei.
Quels étaient les éléments qui vous ont incité à réagir ?
La chose la plus déplaisante du Code était la déformation de la figure de Jésus et de l’Eglise, une offense pour tous les chrétiens, et seulement en second lieu, de l’Opus Dei. Par conséquent nous avons décidé de donner une réponse chrétienne et positive pour neutraliser les effets négatifs. La réponse serait polie et aimable.
Qu’avez-vous fait lors des rencontres 
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