La Nef – Pouvez-vous nous rappeler ce qu’est Domus Christiani ?
Bernard et Chantal Perreau – Domus Christiani c’est d’abord des familles qui se mettent au service d’autres familles en vue de leur mutuelle sanctification. C’est pourquoi Domus se définit comme une œuvre auxiliaire de la sanctification de la famille. Tout le reste c’est la mise en œuvre de moyens pour en créer les conditions propices : le perfectionnement de notre vie intérieure, l’entraide mutuelle et le rayonnement.m Comment fonctionne un groupe concrètement ?l Le groupe, assisté d’un prêtre, se réunit formellement une fois par mois. Cette réunion permet d’enrichir la charité fraternelle entre les foyers par une constante progression dans la connaissance, la formation et la prière. Mais elle est ce que l’on pourrait appeler la face visible de l’iceberg. Le reste, le cœur de Domus, c’est la règle, des engagements auxquels nous tentons d’être fidèles, seul, en foyer, en famille, ou en groupe, tous les jours, dans l’entraide et la persévérance.
La Nef – Vous avez parlé de formation : comment l’envisagez-vous ?
Bernard et Chantal Perreau – Elle est indispensable. La connaissance de la doctrine est le guide pour l’action. Il s’agit de connaître ce qu’il faut savoir, faire, et aimer. Ce qui ne se limite pas à une connaissance purement intellectuelle. Bossuet disait qu’une « véritable formation, c’est celle qui est utile à la vie humaine ». C’est pourquoi nous insistons sur l’autoformation qui a le triple avantage d’être pratico-pratique car adaptée aux foyers du groupe, marque d’une amitié solide, et moyen de perfectionnement plus rapide et plus complet que l’assistance à un cycle de conférences. Cela demande un minimum de travail qui est une des conditions à l’efficacité de notre apostolat. N’oublions pas l’impact de parents bien formés sur leurs enfants. Avoir des enfants avec une « tête bien faite » est aussi l’un de nos objectifs !m Parlez-nous de votre attachement liturgique l En pleine communion avec le Saint-Père, nous avons fait le choix de la liturgie traditionnelle dite de saint Pie V, c’est-à-dire la liturgie romaine selon le missel de 1962.