christicity.com Annuaire Associations
La Cité Vivante
Pierre Louis

Source : La Nef n° 118 - juillet 2001

Si les médias s’étendent longuement sur les crimes pédophiles, ils ne font jamais le lien avec la pornographie omniprésente. L’association La Cité Vivante lutte depuis des années pour éclairer les Français sur les ravages de la pornographie.

Au cours des mois de mai et juin, il était devenu quasiment impossible d’ouvrir un journal, d’écouter une radio, de suivre des émissions de télévision sans se trouver en présence de l’horreur des crimes pédophiles. Avec une espèce d’acharnement morbide, ces différents médias relataient les faits, s’attachaient aux détails sordides de ces drames, étalaient ce qu’il y a de plus vil dans notre condition humaine. Des aveux, souvent tardifs, de mineurs et de jeunes femmes, nous faisaient revivre le calvaire qu’ils avaient enduré pendant de longues années et qui les marquerait, au plus profond d’eux-mêmes, tout au long de leur vie. L’ignominie et ses dramatiques douleurs venaient déranger les consciences tranquilles des bien-pensants.

Depuis quelques semaines, d’autres événements semblent avoir pris le relais, sans, toutefois, dans bien des cas, donner une image plus noble de la nature humaine… Ce qui paraît pour le moins curieux dans les relations qui nous sont faites des crimes pédophiles – qu’on a tendance à faire passer pour de simples problèmes de société –, c’est le fait qu’on n’évoque jamais les causes qui pourraient inciter des hommes, quels qu’ils soient, à les commettre. On ne nous parle que de « pulsions », dont ils seraient victimes et qu’ils ne maîtriseraient pas !

L’Œuvre Chrétienne de la Cité Vivante, mène, depuis plus de dix ans, un combat sans merci contre le fléau que constitue la pornographie. C’est une des rares à clamer, à temps et à contretemps, que la pornographie est à l’origine des crimes pédophiles. Or, force est de constater que la pornographie est banalisée. Elle étale sur les murs de nos villes et les panneaux de nos routes des affiches incitatives à la débauche et à la perversion des mœurs; elle utilise certains journaux d’annonces gratuits, les organes de presse « spécialisés », les ondes, les écrans petits ou grands, les publicités commerciales, le minitel et Internet pour polluer et souiller. 

C’est devenu une véritable industrie, florissante, qui brasse les « sexo-dollars » par milliards de francs.

La pornographie conduit de nombreux jeunes vers une spirale infernale qui les plonge dans une déchéance physique et morale, et qui risque de les rendre esclaves de réseaux ou le « sexe » et le « vice » sont capables de perversions les plus barbares.

A longueur d’année, la Cité Vivante informe ses milliers d’adhérents, de sympathisants et d’amis, et les aide à lutter et à réagir. Elle est présente sur le terrain et se manifeste, en particulier, auprès des maires, quelle que soit leur étiquette politique, pour faire respecter la loi et prendre des arrêtés interdisant toute forme de publicité incitative à la débauche sur le territoire de leur commune et à sauvegarder l’écologie morale. Elle publie un bulletin trimestriel, La Cité en Marche, qui étudie tous les problèmes liés à la pornographie, cette dernière n’étant qu’un des aspects de la « culture de mort » dénoncée par le pape Jean-Paul II, et s’efforce de dynamiser ses adhérents et de les conduire à faire prendre conscience à l’immense cohorte des honnêtes gens, anesthésiés par les médias et les pouvoirs complices, que le temps des lamentations est passé et qu’il faut réagir avec l’énergie d’une conviction sans faille contre cette lèpre morale.

Dans chaque numéro, une page « Spiritualité » rédigée par des prêtres amis de cette œuvre, fait le lien entre le combat défensif que chaque citoyen devrait livrer contre les mercenaires du désordre immoral et assassin et la doctrine de l’Eglise, soucieuse de la dignité de l’homme, créature de Dieu.

Dans le n°20 de juin 2001 de La Cité en Marche, son président, Yves 

   Page 1 2 Page suivante