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Déterminisme et fidélité partout dans la nature
Lothaire Zenetti

Apologétique de poche

Depuis l’univers infini des étoiles jusqu’au monde minuscule de l’atome, la nature suit des lois et des ordres déterminés. Quelques exemples: l’air est formé d’un volume d’oxygène pour quatre volumes d’azote. Un mélange en d’autres proportions serait dangereux. Par exemple un volume d’oxyde de carbone et deux d’azote donne le “gaz à l’air“; avec un volume d’azote et quatre volumes d’oxygène nos oxydations cellulaires seraient beaucoup trop intenses et rapides. Par quels mécanismes la composition de l’air reste-t-elle constante ? Toute respiration, toute combustion, toute décomposition exige de l’oxygène. Mais les animaux et les plantes, en respirant comme en se décomposant, dégagent du gaz carbonique, lequel est indispensable aux plantes vertes. Les plantes l’absorbent sans cesse, le transforment, et cette transformation s’accompagne d’un rejet d’oxygène. C’est ainsi que, depuis des milliers d’années, l’air garde une composition constante, capable d’assurer la vie des êtres vivants.

Les immenses océans, avec les millions d’êtres vivants qui les peuplent, entreraient en décomposition et intoxiqueraient tout sans la présence du sel dans leurs eaux. Pour éviter cette corruption, le taux du sel dans l’eau doit être d’environ 4%. C’est exactement ce qu’on trouve dans tous les océans du monde.

Ce sont les vents et les tempêtes qui assurent le mélange, de même que le flux et le reflux des marées commandées par la lune. Le soleil provoque l’évaporation de l’eau, procurant ainsi à l’atmosphère l’humidité nécessaire. La vapeur d’eau étant plus légère que l’air, les nuages protègent la terre contre la chaleur du soleil. Si rien ne l’en préservait, au bout de quatre mois seulement, l’Europe ne serait plus qu’un affreux désert. Les nuages déterminent la pluie, dont les fines gouttelettes, tombant de si haut, détruiraient immanquablement les fleurs si l’air n’en freinait pas la chute. En hiver les flocons de neige s’accumulent en couches épaisses sur la terre pour protéger les semences.

Mêmes prodiges pour les plantes. Mises bout à bout les racines de la citrouille atteindraient une longueur de kilomètres. Le hêtre aspire en un seul été 9000 litres d’eau par ses radicelles. Par leurs poils absorbants les racines puisent dans le sol diverses matières, hydrogène, oxygène, soufre, potassium , magnésium, etc, exactement suivant les besoins de la plante. Une seule feuille de chêne respire par 5 millions de pores, les stomates. Chaque arbre contient le nombre exact de feuilles qui lui convient, et tous les arbres diffèrent entre eux.

Pourquoi les fruits non mûrs restent-ils verts avant de revêtir leur parure de couleurs ? Parce qu’ils doivent demeurer cachés sous le feuillage.

Et les animaux ? Pensons seulement aux abeilles, aux hirondelles, aux hamsters, pensons au vol des oiseaux, à leur façon de bâtir leurs nids, de se procurer leur pâture, de se protéger contre leurs ennemis. Pourquoi la poule qui couve tourne-t-elle ses oeufs toutes les deux heures ? Parce que la bonne conformation des poussins l’exige.

Pourquoi les poissons des grandes profondeurs sont-ils lumineux ? Parce qu’à six cents mètres c’est l’obscurité complète. Toutes les espèces animales abondent en particularités semblables. De même l’aménagement du corps humain est magnifiquement ordonné: la vue, l’ouïe, la reproduction, la digestion. Les vaisseaux sanguins amènent les éléments nutritifs à chaque cellule, entraînent les déchets de milliards de cellules; la circulation sanguine maintient tout l’organisme à une température de 36-37 degrés, l’approvisionnement en oxygène et le purifie des gaz toxiques. Le coeur, gros comme lc poing, accomplit tous les jours, durant 70 ou 80 ans, un travail suffisant pour soulever une masse de 19000 kg à un mètre de hauteur. Le coeur d’un vieillard de 70 ans a pompé dans les vaisseaux une quantité de sang telle qu’il faudrait un train de 12740 wagons-citernes pour le transporter. L’ensemble des fibres nerveuses représente une longueur de 480000 km, soit 100000 km de plus que la distance de la terre à la lune. On pourrait multiplier les exemples à l’infini.