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Une énergie...
Lothaire Zenetti

Apologétique de poche

Une énergie première, absolue, éternelle, vivante

Il existe un principe de causalité absolu, suivant lequel tout ce qui vient à l’existence doit avoir une cause suffisante.

1. Toutes les choses du monde que nous pouvons observer et vérifier sont modifiables. Elles peuvent être ou ne pas être; elles peuvent être comme elles sont, mais elles peuvent être autrement aussi. Elles n’existent donc pas nécessairement, elles ne portent pas en soi leur nécessité. Il doit y avoir quelque chose d’autre qui explique leur présence et leur manière d’être. Rien ne se crée tout seul: la poule vient d’un oeuf et l’oeuf vient d’une poule, etc. Une chose procède toujours d’une autre. Au commencement il doit y avoir eu quelque chose qui ne provenait pas d’une autre plus ancienne. Tout n’a-t-il pas pu évoluer ? Si, naturellement, mais on ne fait que reculer la question. Ce qui ne s’est pas créé par ses propres moyens a toujours besoin d’une autre chose. Il faut à l’origine un être qui ne doit son existence à personne, mais qui existe nécessairement de par sa propre nature, inaltérable, éternel. C’est la seule conclusion possible du fait que partout, comme nous le constatons, il y a transformation, donc du contingent, c’est-à-dire du non nécessaire. Seul un être absolu est la cause finale nécessaire que réclame le principe de causalité.

2. La matière est soumise à la loi de l’inertie. Une boule ne peut se mettre en marche sans une chiquenaude initiale. Or, le mouvement existe partout dans la nature j la lumière, le son, la chaleur, l’électricité, le monde atomique et les étoiles, tout est en mouvement. Ce mouvement a dû provenir d’un premier moteur que personne n’a mis lui-même en mouvement. De même pour la vie: où surgit la vie doit se trouver une cause suffisante, donc il doit y avoir eu au commencement de la chaîne du vivant quelque chose qui possédait de lui-même la vie. La vie ne provient pas de ce qui est inerte. Or les couches géologiques les plus anciennes ne révèlent aucune trace de vie. De plus, la terre était primitivement en fusion. Tout germe de vie meurt à une chaleur de 80 degrés. (Aujourd’hui encore l’intérieur de la terre atteint une température de 6000 degrés !) L’énergie première dont nous avons parlé doit donc être absolue, c’est-à-dire éternelle, et posséder la vie par elle-même.