Aux temps fixés par Dieu, le Sauveur attendu est venu. Notre Seigneur Jésus-Christ est « le Verbe fait chair ». Il est vraiment homme et vraiment Dieu.
JÉSUS CHRIST EST VRAIMENT HOMME.
C'est par une véritable naissance qu'il est entré dans l'humanité. Sans doute, sa naissance a été miraculeuse : II est né d'une Vierge. Mais dans le sein de Marie, II a vraiment pris un corps comme le nôtre. Selon le mot de saint Paul, « II est né d'une femme » (Gai. 4.4). Par sa Mère, II est bien enraciné dans l'humanité. Jésus est de notre race. II est notre frère.
Jésus a un corps comme le nôtre, qui connaît la faim, la soif, la fatigue, le sommeil, la souffrance. Les gestes de ses mains sont décrits avec précision : elles bénissent les enfants, touchent les malades pour les guérir, lavent les pieds de ses disciples. Les nuances de son regard surtout, ont frappé les évangélistes : regard d'amour sur le jeune homme riche, d'indignation sur les vendeurs du Temple, d'admiration devant l'aumône de la pauvre veuve, regard de pitié sur l'apôtre qui l'a renié.
Le corps du Christ est animé par une âme spirituelle, directement créée par Dieu. Comme la nôtre, elle est douée d'intelligence, de volonté et de sensibilité.
Jésus a une intelligence humaine, distincte de son intelligence divine. Son intelligence humaine possède une triple science qui lui vient d'une triple source : d'abord, de la vision béatifique, qui consiste à voir Dieu face à face et les choses en Dieu (cf. 6,45-46 ; 3, n, 31-32 ; 8, 38 ; Mt 11,27) ; ensuite, de la science infuse, par des idées directement communiquées (Me 14, 9 ; Jn 2, 19, 25 ; 4, 17-18; 6, 61, 64, 70; 11, 11, 15, 26), et enfin, de la science expérimentale qui s'acquiert par l'usage des sens et de l'intelligence. Cette dernière science est susceptible d'un progrès indéfini. C'est dans ce sens qu'il a été dit de Jésus, qu'il grandissait en sagesse, en taille et en grâce sous le regard de Dieu et des hommes (cf.
Soit par la vision béatifique, soit par la science infuse, l'intelligence humaine du Christ connaît le passé, le présent, l'avenir, et jusqu'aux plus secrètes pensées des hommes (cf. Jn 16, 30; 2, 25, 3, 32). Les Juifs s'étonnent qu'il puisse savoir les Écritures sans les avoir apprises (cf. Jn 7, 15). Jésus sait les événements qui se déroulent au loin. Il prédit l'avenir. Il annonce sa mort aux apôtres en insistant sur les détails, sa résurrection, la ruine de Jérusalem, les épreuves de son Église et sa stabilité inébranlable jusqu'à la fin du monde.
Jésus a une volonté humaine, distincte de sa volonté divine. Sa volonté humaine est toujours en accord avec sa volonté divine dans l'unité de sa Personne. C'est ainsi que Jésus déclare : « Je suis descendu du ciel pour faire non pas ma volonté, mais la volonté de Celui qui m'a envoyé» (Jn. 6.38). Ou encore au jardin de Gethsémani : « Père, si tu veux, éloigne de moi cette coupe ; cependant que ce ne soit pas ma volonté qui se fasse, mais la tienne » (Le. 22.42).
La sensibilité du Christ vibre de tous les sentiments humains. Il est dans l'admiration devant la foi du centurion ou de la chananéenne. Il est envahi de pitié devant la détresse des foules. Son Cœur déborde de bonté, d'amour et de miséricorde pour les hommes qu'il désire sauver.
Le Christ est vraiment devenu l'un de nous, en tout semblable à nous, hormis le péché (cf. Héb. 4,15). Il est l'homme parfait, le modèle idéal que tous ont le devoir d'imiter. Jésus a mis ses délices à habiter parmi les enfants des hommes. Souvent, dans l'Évangile, Nôtre-Seigneur se désigne par cette expression : « « Le Fils de l'homme ». « Le Fils de l'homme, dit Jésus, n'a pas d'endroit ou reposer sa tête » (Le. 9,58). « II faut que le Fils de l'homme souffre beaucoup » (Le. 9.22). A la fin des temps, le Fils de l'homme viendra dans sa gloire pour juger