Introduction
Dans ce document, nous analyserons le succès du Da Vinci Code, les intentions flagrantes de son auteur, Dan Brown, les principaux défauts de ce roman et le contexte gnostique, les croyances néo-gnostiques sur lesquelles ce livre trouve ses fondements. Cette critique se concentrera sur les sujets suivants : Marie-Madeleine, Constantin et le Concile de Nicée, La christologie de Brown, la quête du Graal, le prieuré de Sion, la sorcellerie et le Moyen Âge, Léonard de Vinci et son œuvre.
Le phénomène du Da Vinci Code
En avril 2003, Doubleday publia Da Vinci Code, quatrième roman de Dan Brown, mélange de roman à énigme policière, de thriller, de conte qui repose sur un complot, d’exposé sur la religion et le révisionnisme historique. Ce roman a rencontré un succès immédiat. Les critiques élogieuses de journaux et de magazines à grand tirage, le succès éclatant du roman précédent du même auteur intitulé Anges et Démons, ont permis au Da Vinci Code de se classer en tête de liste des meilleures ventes dans le New York Times. Sorti à la mi-octobre 2003, cela fait plus de vingt-huit semaines que Da Vinci Code figure aux trois premières places de cette liste. Il y a aujourd’hui approximativement trois millions d’exemplaires de ce livre à l’imprimerie et qui vont être traduits en trente langues.
Da Vinci Code a été qualifié par le New York Times de « thriller aux énigmes multiples, extraordinairement intelligent où les codes sont décryptés. Il a recueilli les éloges enthousiastes, exubérants de nombreux critiques. Le Library journal s’enthousiasme : « la lecture de ce chef d’œuvre devrait être obligatoire. ». Le Chicago Tribune s’émerveille du fait que « ce livre expose des spéculations d’un très haut niveau d’érudition, faisant étalage d’une grande maîtrise des connaissances historiques. » Salon Magazine décrit ce roman comme « un mélange merveilleux de thriller paranoïaque, de cours d’histoire de l’art, de course-poursuite, de cours magistral sur les symboles religieux et de topo anticlérical.
» De nombreux critiques firent remarquer l’apparente intelligence de ce roman, la profondeur des recherches sur lesquelles il s’appuie (« la recherche est parfaite » dit le New York Daily News), ce qui a sûrement fait plaisir à son auteur qui, lors d’interviews ou sur son site Internet, insiste sur le fait que ce thriller repose sur des faits précis et les fruits de recherches approfondies. De plus, la première page de ce roman a pour titre : « Les Faits ». On y lit : « toutes les descriptions d’œuvres d’art, d’ordre architectural, les documents et les rituels secrets présents dans ce roman correspondent à la réalité. »
Les lecteurs qui ont accueilli ce livre avec beaucoup d’enthousiasme insistent sur les détails historiques artistiques religieux et théologiques qui font porovoqué leur fascination pour ce best-seller. Un lecteur s’exprime à ce sujet sur le site d’Amazone.com : « Le Da Vinci Code est un des meilleurs livres que j’ai jamais lus. Il permet de voir le monde sous un nouvel angle. » Un autre ajoute : « Les révélations contenues dans ce livre vont vous ébahir. ». Un autre explique : « Le Da Vinci Code doit être l’un des livres les plus remarquables que j’ai jamais lus. C’est un roman merveilleux, très efficace, un mélange d’histoire, de mystère, d’action, d’énigmes et de suspense. Son rythme est si soutenu que l’on ne peut s’en séparer lorsqu’on l’a commencé. L’histoire est presque trop brillante pour être vraie. Le génie véritable et le travail de Dan Brown sont à couper le souffle. L’idée qui sous-tend l’histoire pourrait paraître sujette à controverses mais lorsqu’on y réfléchit, elle devient alors réaliste et tombe sous le sens. »
Un autre lecteur fait part d’une réaction plus tempérée :
«Les événements historiques et les personnages qui sont décrits dans ce roman sont réels mais personne ne connaît