Le samedi 6 avril 2006, le bureau japonnais de l'Opus Dei a envoyé un lettre aux actionnaires, directeurs et employés de Sony en vue de demander implicitement qu'apparaisse au début du film que l'histoire est issue d'une fiction. Dans sa lettre, l'Opus Dei fait à juste titre référence aux valeurs adoptées par les entreprises pour montrer que la déformation de ces valeurs est dommageable à toute entreprise ou institution. Une lettre qui appel au respect et à une meilleure connaissance de l'Opus Dei et de l'Eglise Catholique.
Ci-dessous la lettre issue du site www.opusdei.fr
Aux actionnaires, directeurs et employés de Sony Corporation
Messieurs,
Nous vous saluons, en espérant que vous jouissez pleinement de paix et de bonne santé.
Nous nous adressons à vous, de ce Bureau d’information de l’Opus Dei au Japon, à l’occasion du lancement, prévu en mai, du film « Da Vinci Code », qui est produit par Sony Columbia.
Sachez avant tout que cette lettre n’a aucun caractère polémique, mais seulement informatif. Nous vous l’adressons avec le plus grand respect, à vous qui appartenez à une entreprise aux grandes traditions, pour les raisons que nous allons vous exposer.
En effet, il est possible qu’au cours des derniers mois, vous ayez entendu parler de l’Opus Dei, dans le contexte de ce film. Il est probable que, pour beaucoup, cela aura été la première fois qu’ils auront entendu le nom de cette institution de l’Église, et que quelques-uns se soient posé des questions. C’est pourquoi ce Bureau se voit incité à se mettre à la disposition de tous ceux qui voudront connaître la réalité de l’Opus Dei, qui n’a rien à voir avec le portrait qu’en fait le roman du même nom. Ceux d’entre vous qui voudront recevoir une information n'auront qu’à s’adresser à ce Bureau, et il leur sera répondu dès que possible: nos portes vous sont ouvertes. Dans la page web officielle de l’Opus Dei (
opusdei.org/">www.opusdei.org) vous trouverez des informations sur cette institution de l’Église catholique. Vous y constaterez que l’essence de son message porte sur le fait que le travail professionnel, quel qu’il soit, est un chemin de sainteté, c’est-à-dire un lieu où l’on peut vivre la foi chrétienne.
Comme vous le savez probablement, sous plusieurs aspects, le roman « Da Vinci Code » déforme la figure de Jésus-Christ, et affecte les croyances religieuses des chrétiens. Ce livre prétend en outre que la foi chrétienne est fondée sur un grand mensonge, et que l’Église catholique a eu recours, au cours des siècles, à des moyens délictueux et violents pour maintenir les gens dans l’ignorance. Ce roman mêle réalité et fiction, si bien qu’au bout du compte on ne sait plus très bien où sont les frontières entre les faits avérés et les faits inventés, et qu’un lecteur non averti peut en tirer des conclusions erronées, et même se sentir poussé à envisager avec moins de sympathie l’Église, alors que celle-ci mérite le respect.
Toutes les entreprises ont, outre leur patrimoine matériel, une série de valeurs intangibles déterminées par la justesse avec laquelle elles traitent leurs employés, par la qualité de leur produits, la façon dont elles traitent la clientèle, leur souci de l’environnement, et par d’autres facteurs du même genre. Ces caractéristiques manifestent la responsabilité sociale des entreprises. Elles ne naissent pas de l’intérêt mais de la conviction. Il est non moins vrai que ces valeurs intangibles contribuent à ce que les entreprises soient appréciées de leur environnement, et qu’elles ont une incidence sur leur valeur économique sur les marchés de capitaux, car elles sont pour ces entreprises un gage de stabilité. Un comportement respectueux de l’entreprise vis-à-vis des croyances des citoyens n’est pas la moindre de ces valeurs immatérielles. Dans nos sociétés libres, être responsable suppose d’être respectueux.