Le pélagianisme
Pélage (360-422) professait une doctrine tendant à nier la transmission du péché originel. Du coup, l’homme est naturellement poussé vers le bien et n’a plus besoin de la grâce divine. La confession ne sert à rien, car rien ne peut abolir ce qui a été fait. Le chrétien, pour se maintenir au sommet de la foi, doit cependant suivre une ascèse rigoureuse. La religion devient ainsi l’affaire d’une petite élite. Le paradoxe de cette hérésie – combattue par saint Augustin – est d’apparaître d’abord optimiste pour finalement aboutir à la description d’un enfer auquel n’échappe qu’un tout petit nombre.
Le donatisme
Le donatisme a essentiellement touché l’Afrique au début du IVe siècle au sujet de la réintégration des lapsi (chrétiens ayant renié le christianisme sous la persécution de Dioclétien) dans l’Eglise. En 311, l’évêque Donat de Numidie s’opposa à l’élection du nouvel évêque de Carthage, ancien lapsus, approuvée par le pape. Cela entraîna un schisme dans la communauté chrétienne africaine.