1. Non, toutes les religions ne se valent pas
Naturellement, certaines se rejoignent par certains éléments communs, Un être supérieur que l’on doit servir et à qui l’on doit offrir des sacrifices; mais une infinité de contradictions les séparent aussi !
a) Quant à l’idée de Dieu
En même temps que la foi en un Dieu personnel, on trouve les dieux de la nature : le soleil, la lune, le vent, les orages, les fleuves, les saisons, etc; - les dieux animaux : les animaux utiles : la vache, le taureau; les animaux puissants : l’ours, le lion; les animaux dangereux : le serpent, le moustique; - les dieux-hommes : les empereurs romains, Tennô au Japon, etc; les dieux humanisés : (en Grèce, à Rome), les dieux de la naissance, de l’amour, de la guerre, du commerce, etc.
b) Quant à savoir ce que Dieu attend de l’homme
Il se rencontre, en plus de hautes conceptions, des usages religieux cruels, allant jusqu’aux sacrifices humains et jusqu’à l’anthropophagie. Il y a les magiciens qui répandent l’angoisse et l’effroi. Il y a, dans les religions supérieures de l’Inde par exemple, une répartition des hommes en castes et la ségrégation des impurs, auxquels on ne peut faire le moindre bien sans encourir la souillure et la damnation.
2. Il n’est pas vrai qu’on doive tout tolérer
a) L’homme se sent spontanément tenu de faire le bien. Nous ne devons rien faire de mal, mais nous ne devons non plus rien permettre de mal. Nous sommes tenus d’empêcher le meurtre. A l’égard d’une religion contraire à la loi morale naturelle et qui conduit les hommes à la misère et au malheur, il ne peut être question de “ tolérance “. Nous peut-il être indifférent que des hommes soient condamnés, en vertu de la religion, à passer toute leur vie dans la misère ou dans la crainte des idoles et des démons, que d’autres encore se fassent tuer pour des idoles de la nature ?
b) L’homme se sent spontanément lié par une obligation envers le vrai Il ne peut y avoir qu’une vérité : rien ne peut être à la fois vrai et pas vrai; 2 fois 2 ne peuvent faire 5 ou 6 aussi bien que 4, une personne ici présente ne peut être ailleurs en même temps. Il ne nous est pas loisible de tolérer le faux, depuis l’erreur jusqu’au mensonge. Quiconque affecte a priori, sous prétexte de tolérance, d’admettre les opinions les plus diverses à la fois pour vraies et justes rejette l’unique vérité indivisible. Le mot tolérance ne peut s’admettre qu’en un sens : ne pas vouloir convertir de force celui qui se trompe. Envers l’erreur, il ne peut y avoir de tolérance. Cela vaut surtout lorsque l’homme n’a pas découvert la vérité par le travail de sa pensée, mais que Dieu lui-même la lui a révélée. Mais cela se peut-il ?